GEO vs SEO : la leçon de l’offre « SEO Lead » d’Anthropic
임재복

Anthropic, l’entreprise derrière Claude — ce LLM qui rivalise avec ChatGPT —, vient de publier une offre d’emploi pour un poste de ‘SEO Lead’. L’entreprise qui est en train de transformer le visage de la recherche cherche un spécialiste de l’optimisation pour les moteurs de recherche, et propose pour cela entre 255 000 et 320 000 $ par an. Le message que cette seule offre adresse aux marketeurs est limpide. À l’ère du GEO, le SEO n’est pas mort ; il compte même davantage. Et le GEO n’est pas autre chose que le SEO : c’est une couche supplémentaire posée par-dessus.
Capture réelle de l’offre ‘SEO Lead’ d’Anthropic — voir l’original (greenhouse.io)
Il y a une question que les marketeurs en début de carrière me posent souvent en ce moment : « Maintenant que tout le monde interroge ChatGPT au lieu de faire une recherche, faut-il continuer le SEO ? » Excellente question. Et la réponse la plus convaincante, c’est justement une entreprise qui fabrique ce genre d’IA qui vient de la donner elle-même. Aujourd’hui, je vous propose de décortiquer tranquillement cette offre d’emploi avec l’œil d’un marketeur senior, pour clarifier ensemble ce qui compte vraiment en GEO comme en SEO.
L’entreprise censée ‘remplacer’ la recherche cherche un expert en optimisation de la recherche
Avouez que c’est un peu ironique. L’entreprise qui pousse les réponses générées par l’IA à se substituer à la recherche recrute, pour ses propres sites (claude.ai, docs.anthropic.com, anthropic.com), un spécialiste Technical SEO d’au moins huit ans d’expérience. Si « l’IA signe la fin de la recherche » était vrai, cette embauche n’aurait aucun sens.
La réponse est simple. Une réponse générée par l’IA finit toujours par lire, évaluer et citer le contenu de quelqu’un. Pour être ce « quelqu’un » que l’IA choisit, il faut qu’elle trouve facilement votre contenu (crawl), qu’elle le comprenne bien (rendu et structuration) et qu’elle le juge digne de confiance (fiabilité). C’est exactement le travail que le SEO accomplit depuis vingt ans. Seule la scène a changé : on est passé des « dix liens bleus » à « un paragraphe résumé par l’IA ».
Le premier principe que Growth martèle à ses clients, c’est précisément celui-ci : partez du point de vue du client. Si la scène de la recherche a changé, ce qu’il faut regarder n’est pas l’outil, mais « où et sur quoi le client s’interroge-t-il en ce moment ? ». En suivant la réponse à cette question, SEO et GEO se rejoignent naturellement en une seule image.
Commençons par les chiffres : la recherche est en train de se déplacer
Ne pas bâtir une stratégie au feeling : c’est le deuxième principe de Growth. Alors parlons du GEO en partant, là aussi, de la donnée. Si l’on recoupe plusieurs analyses sectorielles récentes, le centre de gravité des comportements de recherche se déplace rapidement.

▲ Adoption de la recherche IA, 2025–2026. Les chiffres sont des estimations recoupant plusieurs analyses sectorielles et varient selon l’organisme de mesure et la période.
- ChatGPT traite environ 2,5 milliards de requêtes par jour, et ses utilisateurs actifs hebdomadaires ont dépassé 900 millions début 2026.
- Près de 4 consommateurs sur 10 (37 %) déclarent commencer leurs recherches sur un outil d’IA plutôt que sur un moteur de recherche traditionnel.
- Les AI Overviews de Google (réponses résumées par l’IA) apparaissent sur environ 25 % des recherches — soit près du double d’il y a un an (environ 13 %).
- 94 % des acheteurs B2B ont utilisé un outil d’IA générative au cours de leur processus d’achat. Cette proportion grimpe encore dans les secteurs à cycle de décision long, comme le SaaS, la fintech ou les services professionnels.
Voici un point que les marketeurs ratent facilement : quand la recherche IA progresse, la « recherche sans clic » (zero-click) progresse avec elle. L’IA répond à tout, alors l’utilisateur ne clique plus sur le lien. Du coup, « combien de trafic ai-je renvoyé vers mon site ? » ne suffit plus. Le nouveau terrain de jeu, c’est : « ma marque a-t-elle été citée comme source fiable dans la réponse de l’IA ? »
Un détail intéressant : selon certaines analyses, la part de Claude dans le trafic de recommandation IA en B2B aurait bondi de 1,4 % à 18,5 %. Autrement dit, Anthropic sait mieux que quiconque que le « trafic de recommandation » généré par son IA a un impact réel sur le business. Recruter un expert SEO pour que son propre site ressorte aussi bien dans la recherche que dans les réponses IA est donc, au fond, la décision la plus rationnelle qui soit.
Si vous voulez savoir à quel endroit du parcours de décision client (CDJ) ce changement intervient, nous l’explorons plus en détail dans les topics Stratégie de croissance et Marketing à la performance.
Au scalpel : ce qu’Anthropic attend de son ‘SEO Lead’
Entrons dans le vif du sujet. Si l’on dissèque, ligne à ligne, les missions et les prérequis de l’offre, on y trouve presque telle quelle la réponse à la question « qu’est-ce qui compte à l’ère du GEO ? ». J’ai regroupé ce que l’offre demande en quatre grands blocs.

▲ Les missions de l’offre SEO Lead d’Anthropic, réorganisées en quatre axes
80 % du poste, c’est toujours du Technical SEO
Le tout premier prérequis de l’offre, c’est « au moins 8 ans d’expérience en Technical SEO ». Et quand on parcourt la liste qui suit, on retrouve presque à l’identique les fondamentaux qui figuraient déjà dans les manuels de SEO d’il y a dix ans.
Crawl, rendu, indexation — les crawlers IA suivent les mêmes règles
L’offre exige du candidat « une compréhension approfondie de la façon dont les moteurs de recherche crawlent, affichent (rendu) et indexent les sites riches en JavaScript ». Sitemaps, balises canonical, stratégie de redirections, robots.txt, codes de statut HTTP, configuration du CDN — c’est le territoire classique du Technical SEO. Et voici l’essentiel : les crawlers des moteurs de réponse IA (GPTBot, ClaudeBot, PerplexityBot, etc.) empruntent au final le même chemin. Une page qui n’est pas crawlée ne peut être citée ni par Google ni par l’IA. Si les fondations techniques s’effondrent, peu importe ce que vous construisez par-dessus.
Vitesse, données structurées, internationalisation — et « la vérification par les logs »
L’offre détaille l’optimisation des Core Web Vitals (indicateurs de vitesse et de stabilité), l’implémentation des données structurées (JSON-LD), et jusqu’à un playbook de SEO international fondé sur hreflang. Un point mérite une attention particulière : l’offre demande de « surveiller l’efficacité du crawl et l’indexation via Google Search Console et l’analyse des logs ». Ce que les crawlers IA ont réellement prélevé sur votre site, ce n’est pas une supposition : c’est inscrit dans les logs serveur. Sur un site multilingue, c’est hreflang qui dit clairement « la bonne page pour cette question, c’est la version coréenne » — et c’est ainsi que l’IA cite, elle aussi, la bonne page selon la langue. (C’est d’ailleurs pour cela que nous publions cet article en coréen, en anglais et en français.)
Le GEO/AEO n’y figure pas comme un poste à part, mais comme une couche du SEO
C’est le point sur lequel je veux le plus insister aujourd’hui. Regardez bien.
Le GEO (Generative Engine Optimization, optimisation pour les moteurs génératifs) et l’AEO (Answer Engine Optimization, optimisation pour les moteurs de réponse) apparaissent bel et bien dans l’offre. Mais ils y figurent à l’intérieur d’un seul et même poste — « SEO Lead » —, au rang des atouts appréciés. Anthropic n’a pas recruté un « responsable GEO » à part. L’entreprise a recruté un responsable SEO auquel elle ajoute des compétences GEO.
Extrait de l’offre (en substance) : « Optimiser la structure et le balisage du contenu pour les AI Overviews et la recherche fondée sur les LLM. » / Atouts appréciés : « une bonne compréhension de l’optimisation pour les moteurs de réponse (AEO) et pour les moteurs génératifs (GEO) », « une expérience de l’optimisation de contenu pour les AI Overviews, les featured snippets et la recherche basée sur les entités ».
Le message de cette architecture est clair. Le GEO n’est pas une nouvelle technologie qui remplace le SEO : c’est la couche la plus récente, posée sur un SEO solide. D’abord les fondations — huit ans de Technical SEO —, puis, par-dessus, la technique qui « vous fait citer par l’IA ». Vouloir commencer par le GEO sans ces fondations, c’est vouloir bâtir le toit-terrasse avant d’avoir coulé les fondations.
Arrêtez-vous sur l’expression « recherche basée sur les entités »
L’offre apprécie « une expérience d’optimisation de contenu pour la recherche basée sur les entités (entity-based search) ». Il ne faut pas passer à côté de ces mots.
Les moteurs de recherche et l’IA ne reconnaissent et ne relient plus de simples « mots-clés », mais des entités — c’est-à-dire des réalités uniques comme une personne, une entreprise ou un concept. Pour qu’une marque précise ressorte quand on demande à l’IA « recommande-moi une agence de marketing B2B », il faut que cette marque ait été apprise comme une entité unique et cohérente. Quand la présentation de l’entreprise, le site, le JSON-LD et les profils externes (LinkedIn, Naver, etc.) racontent tous la même définition, l’IA fait confiance à la marque.
Le point de départ du travail GEO/AIEO que Growth a appliqué à son propre site, c’était précisément cette définition de l’entité. Je détaille la méthode un peu plus loin, au « principe 2 ».
La moitié du poste, c’est mesurer et expérimenter
Le dernier bloc, c’est l’analyse et l’expérimentation. L’offre demande de construire des tableaux de bord avec GA4, BigQuery et Hex, de mener des audits techniques réguliers avec Screaming Frog, Ahrefs et SEMrush, de concevoir, exécuter et analyser des tests A/B et multivariés avec Statsig, et de bâtir une « infrastructure d’observabilité SEO avec alertes automatiques ». On y trouve même l’expression « une solide compréhension de la signification statistique ».
Là, j’ai eu un vrai déclic. C’est exactement le langage du marketing piloté par la donnée que défend Growth. SEO ou GEO, peu importe : ce qui n’est pas mesuré ne s’améliore pas. Non pas produire du contenu au feeling, mais formuler des hypothèses, expérimenter et valider par les statistiques — voilà la moitié de ce qu’une entreprise d’IA de premier plan attend d’un poste SEO.
Le GEO ne remplace pas le SEO : il ajoute une couche
La conclusion que l’on tire de la dissection de cette offre tient en une seule image.

▲ Une structure en couches : le GEO/AEO s’empile sur les fondations du SEO
Tout en bas, les fondations : le Technical SEO (crawl, indexation, données structurées, vitesse). Par-dessus viennent un contenu de qualité et l’E-E-A-T (expérience, expertise, autorité, fiabilité). Puis s’ajoute la cohérence de l’entité, et tout en haut se pose la couche la plus récente : l’optimisation pour la citation par l’IA (GEO/AEO).
L’important, c’est que si l’étage du bas est bancal, ceux du dessus ne servent à rien. Une page non crawlée, l’IA ne peut pas la lire ; un contenu sans fiabilité, l’IA ne le cite pas. Décider « maintenant qu’on fait du GEO, on arrête le SEO », c’est donc prendre le problème exactement à l’envers. Pour bien faire du GEO, il faut faire encore mieux son SEO. Google le martèle d’ailleurs dans sa documentation officielle : il n’existe aucune exigence spécifique pour apparaître dans les fonctionnalités d’IA (AI Overviews, etc.), et ce sont les bonnes pratiques SEO existantes qui s’appliquent telles quelles (Google Search Central, AI Features and Your Website).
Cinq priorités pour le terrain : ce qui compte vraiment en GEO et en SEO
Voici maintenant cinq principes, formulés pour qu’un praticien, un responsable ou un dirigeant marketing d’une ETI ou d’un grand groupe puisse les vérifier et les piloter dès aujourd’hui. Chaque principe s’appuie sur les exigences de l’offre vue plus haut, ainsi que sur la recherche académique et les guides officiels de Google.
Principe 1. Les fondations techniques ne se négocient pas
Quoi : crawl, indexation, données structurées, vitesse
Si le crawler IA ne peut pas entrer, la partie ne commence même pas. Commencez par vérifier que votre robots.txt ne bloque pas par mégarde les crawlers IA, que le contenu essentiel reste visible une fois le JavaScript rendu, et que vos sitemaps, vos balises canonical et vos redirections sont propres. C’est aussi pour cela que l’offre réclame explicitement une expérience de « migration de site, canonicalisation et gestion du contenu dupliqué ». Quand le même contenu est éparpillé sur plusieurs URL, l’IA ne sait plus quelle page citer comme « la bonne réponse ».
En pratique
- Lancez un audit technique au moins une fois par trimestre avec des outils comme Screaming Frog ou Ahrefs.
- Implémentez les données structurées (JSON-LD) sans en oublier : Article, Organization, Author, FAQ, Breadcrumb.
- Les points à vérifier et leurs priorités sont rassemblés sous forme de checklist dans le topic Technical SEO.
Principe 2. Définissez votre entité et inscrivez-la partout, à l’identique
Quoi : « votre entreprise en une phrase »
C’est le travail le plus concret en réponse à la « recherche basée sur les entités » vue plus haut. Commencez par définir votre marque en une phrase. Que fait votre entreprise, pour qui, et avec quel facteur différenciant ? Puis inscrivez cette phrase, mot pour mot, à quatre endroits : ① le hero de la page d’accueil ou le premier paragraphe de la page « à propos », ② la description de l’Organization JSON-LD, ③ la méta-description, ④ vos profils externes (LinkedIn, Naver, etc.).
C’est dans la même logique que l’offre demande de « construire une feuille de route de contenu pour les développeurs, les décideurs et les praticiens, chacun de leur côté ». À entreprise égale, chaque lecteur a des questions différentes : gardez donc une entité unique et cohérente, mais concevez le contenu lecteur par lecteur.
En pratique
C’est le cœur du travail qui « fait ressortir votre marque quand on demande à ChatGPT de recommander une agence de marketing B2B ». Growth a d’abord appliqué cette méthode à son propre site, et en a consigné toute la démarche dans son livre blanc GEO. On y trouve une stratégie à trois axes — entité, technique, off-page — et plus de 85 travaux de recherche internationaux : un bon point de départ pour lancer un projet GEO en interne. Pour la mise en œuvre côté service, rendez-vous sur GEO/AIEO.
Principe 3. E-E-A-T : au bout du compte, c’est la fiabilité qui prime
Quoi : expérience, expertise, autorité, fiabilité
Google décrit ses critères de bon contenu à travers l’E-E-A-T (Experience, Expertise, Authoritativeness, Trustworthiness) et précise que, parmi eux, la fiabilité (Trust) est le plus important (Creating Helpful, Reliable, People-First Content). Et, fait intéressant, les conditions pour être cité par l’IA sont quasiment les mêmes.
Les données le prouvent : qu’est-ce qui augmente les citations par l’IA ?
L’étude GEO menée par des chercheurs de Princeton (KDD 2024) a testé neuf stratégies de contenu sur 10 000 requêtes. Résultat : les stratégies les plus efficaces, celles qui ont augmenté de 30 à 40 % la visibilité des citations dans les réponses IA, sont les suivantes.

▲ Principaux résultats de l’étude GEO de Princeton (Aggarwal et al., KDD 2024). Source : arXiv:2311.09735
- Citer ses sources (Cite Sources) — un contenu qui cite des sources fiables est lui-même davantage cité.
- Ajouter des statistiques (Statistics Addition) — un contenu qui avance des chiffres précis est privilégié.
- Ajouter des citations (Quotation Addition) — citer des experts renforce la fiabilité.
- Le ton d’autorité (Authoritative) et la fluidité de lecture (Fluency) ont eux aussi joué un rôle significatif.
Vous avez remarqué ? Cette liste, ce sont tout simplement les caractéristiques d’« un bon texte rédigé par un expert digne de confiance ». Indiquer clairement l’auteur (schéma Author), apporter une expérience de première main et des données, citer ses sources — l’E-E-A-T et le GEO pointent vers le même endroit. C’est pourquoi Growth associe à chaque article un profil d’auteur et ses sources, et traite l’E-E-A-T à part dans son hub consacré aux fondamentaux du SEO.
Principe 4. Structurez votre contenu pour que l’IA le cite facilement
Quoi : une structure qui répond d’emblée à la question
Dans un texte long, l’IA prélève « le fragment de réponse qui tombe juste » pour le citer. Alors posez la question en titre (H2/H3) et, juste en dessous, donnez d’abord la réponse essentielle en deux ou trois phrases. Tableaux, listes et phrases de définition sont des formats que l’IA affectionne particulièrement.
En pratique
- Adoptez par défaut une structure « pyramide inversée + Q&R » : la question clé en titre, la réponse dans le premier paragraphe.
- Balisez vos FAQ avec les données structurées FAQPage (avantageux à la fois pour les featured snippets et pour la citation par l’IA).
- Pour concevoir des topic clusters qui regroupent vos contenus par thème, reportez-vous aux topics Contenu SEO et Marketing de contenu.
Principe 5. Mesurez, expérimentez, capitalisez
Quoi : pas de coup de chance, de la capitalisation
C’est le dernier principe, et la conviction à laquelle Growth tient le plus. En recherche, il n’y a pas de coup de chance. Pas de formule magique pour bondir en première position du jour au lendemain, pas de code de triche pour forcer l’IA à vous citer soudainement. Il n’y a que la répétition mesure → expérimentation → amélioration, et un actif qui se cumule comme des intérêts composés. C’est là toute la raison pour laquelle Anthropic consacre la moitié de son poste SEO à la mesure et à l’expérimentation, et pour laquelle Google affirme qu’« il n’existe pas de raccourci vers la visibilité dans l’IA ».
En pratique
- Construisez un tableau de bord qui réunit citations par l’IA, visibilité dans la recherche et conversions (par exemple GA4 + Search Console + suivi des citations IA).
- À chaque changement de titre, de structure ou de données structurées, validez par un test A/B, et ne standardisez que les schémas dont l’efficacité est avérée.
- Le cadre d’expérimentation et de capitalisation est détaillé dans les topics Stratégie de croissance et Marketing à la performance.

▲ Une carte reliant les cinq principes aux trois façons de travailler de Growth
Comment Growth envisage la recherche — l’essence, pas l’outil
Reprenons tout ce qui précède dans le langage de Growth. L’outil — moteur de recherche ou IA — ne cesse de changer. Mais trois choses essentielles, elles, ne changent pas.
Un, partir du point de vue du client
Nous partons non pas de « quel outil monte ? », mais de « où et sur quoi le client s’interroge-t-il en ce moment ? ». Si le client s’est mis à interroger l’IA, à nous de devenir une source de confiance au sein des réponses de l’IA. L’outil change, mais la question reste la même : comment aider ce client à décider ?
Deux, valider par la science des données
SEO, GEO, contenu et performance avancent au sein d’une même équipe, qui regarde les mêmes données. On formule une hypothèse, on expérimente, on valide par les statistiques, puis on revient à l’hypothèse. On ne s’entête pas au feeling.
Trois, capitaliser sans compter sur la chance
Growth (Seongjang Inc.) est une agence de growth marketing basée à Séoul, fondée en 2009, bâtie sur le marketing centré client et le growth hacking piloté par la donnée. Elle opère le SEO, le GEO (optimisation pour la recherche IA), le contenu et le marketing à la performance en une seule équipe intégrée — en décomposant le parcours de décision client (CDJ) pour expérimenter et améliorer chaque étape — afin de générer des leads qualifiés pour le chiffre d’affaires des entreprises B2B et B2G qui exigent persuasion et pédagogie.
C’est aussi pourquoi Growth parle moins des 10 000 visiteurs que du seul qui achète. Plutôt que de faire exploser le trafic, faire en sorte que « ce client-là » nous trouve et nous reconnaisse comme source de confiance d’abord, dans les réponses IA comme dans la recherche — voilà une croissance qui se cumule. Si nos résultats concrets vous intéressent, vous les trouverez dans nos études de cas.
La checklist à passer en revue dès maintenant
Comme si je la tendais à un marketeur junior, j’ai condensé tout cela en un tableau. Cette semaine, remplissez-le avec votre équipe.
| Domaine à vérifier | Question clé | Le regard de Growth |
|---|---|---|
| Fondations techniques | Le crawler IA peut-il lire nos pages essentielles ? Les données structurées sont-elles en place ? | Science des données |
| Entité | Avons-nous défini notre entreprise en une phrase ? Cette phrase figure-t-elle, à l’identique, aux quatre endroits ? | Point de vue du client |
| E-E-A-T | Chaque article comporte-t-il auteur, sources, expérience de première main et données ? | Fiabilité |
| Citation par l’IA | La question est-elle posée en titre, la réponse placée dans le premier paragraphe ? Les FAQ sont-elles balisées ? | Point de vue du client |
| Mesure et expérimentation | Avons-nous un tableau de bord réunissant recherche, citations IA et conversions ? Validons-nous les changements par A/B ? | Capitalisation |
L’ère du GEO n’est pas la fin du SEO : c’est l’époque où il faut faire son SEO plus en profondeur, et mieux. Qu’une entreprise qui fabrique de l’IA recrute elle-même un expert SEO en est la preuve la plus solide qui soit.
Si vous souhaitez un diagnostic de la visibilité de votre entreprise dans la recherche et l’IA, ou s’il vous faut un partenaire capable de piloter SEO, GEO, contenu et performance en une seule équipe — jetez un œil aux services SEO et GEO/AIEO de Growth, et écrivez-nous sans hésiter via la page contact.
À lire aussi
- Hub GEO / optimisation pour les moteurs génératifs — comment se faire citer par ChatGPT, Perplexity et les AI Overviews
- Livre blanc GEO : stratégie de visibilité de marque à l’ère de la recherche IA — un guide d’exécution en 14 chapitres
- Hub Fondamentaux du SEO — l’E-E-A-T et les principes de base de l’optimisation pour la recherche
- Hub Technical SEO — crawl, indexation et Core Web Vitals
- Hub Marketing B2B — la stratégie de leads pour les ventes à cycle long
Sources
- Anthropic, offre d’emploi SEO Lead — job-boards.greenhouse.io/anthropic/jobs/5102291008
- Aggarwal et al., GEO: Generative Engine Optimization, KDD 2024 — arxiv.org/abs/2311.09735
- Google Search Central, AI Features and Your Website — developers.google.com/search/docs/appearance/ai-features
- Google Search Central, Creating Helpful, Reliable, People-First Content — developers.google.com/search/docs/fundamentals/creating-helpful-content
Auteur. Jaebok Lim (임재복) — CEO de Growth (Seongjang Inc.). Depuis 2009, il conçoit le growth marketing des entreprises B2B et B2G qui ont besoin de persuasion et de pédagogie. Il pilote SEO, GEO, contenu et performance en une seule équipe intégrée, avec pour conviction qu’« un seul client qui achète vaut mieux que 10 000 visiteurs ».